samedi 15 mai 2010

CybeRepublique


Ce film sorti cette semaine vient donner un écho presque salvateur à l'actualité des faits divers franco-français que les journaux télé et la presse nous rabâchent ces derniers jours. Internet, et plus précisément Facebook pour cet exemple, n'auraient pour utilité communautaire que de créer des rassemblements improvisés, à but festifs - voir éthyliques ?

8th Wonderland (littéralement "La 8e Merveille du Monde") tout au contraire met en scène une communauté internet internationale qui prends des décisions par vote démocratique pour entreprendre des actions qui peuvent réellement changer le monde (en mieux, théoriquement), par des démarches parfois symboliques et d'autre fois plus radicales.

La forme du film elle même est déjà trompeuse (le côté un peu "bricolé" ou mal monté de l'image, les changements continuels de langue - du moins en VO - et donc les sous-titres, l'absence de personnages clé et au contraire la multitude de personnages à peine ébauchés) mais même sa structure ne corresponds à rien de ce que l'on est habitué à voir au cinéma.

8th Wonderland a fait le tour de festivals de films à diverses thématiques (fiction, fantastique, politique, ...) et en a retiré plusieurs prix. Je ne le vois pourtant pas tant comme une œuvre de fiction que de réflexion.

Si on a le droit d'être déboussolé par son montage non-conformiste et le fait qu'il ne prenne pas le schéma classique d'un thriller (sauce-Hollywood), le film amène le concept de communauté virtuelle (habituellement évoquée pour les sites communautaires, certains jeux en ligne et i-Life par exemple) jusqu'à un domaine qui ne peut que nous faire réfléchir.

Sa diffusion cinéma risque malheureusement d'être limitée à la France plus quelques pays européens, mais je ne serais pas étonné que 8th Wonderland devienne à terme un film culte, sauf si la réalité venait trop rapidement à dépasser la fiction.

Le site du film :
www.8thwonderland.com

lundi 10 mai 2010

(Pas assez) Cher pétrole ...

Triste histoire encore que le sinistre de cette plateforme pétrolière au large des côtes de la Louisiane. A voir ainsi les milliers de tonnes de brut recouvrir l'océan on en viendrait presque à douter de la rareté de cette matière qui nous est parvenue d'autres ères géologiques de la terre.

Et pourtant cette ressource viendra à manquer un jour. Même si les experts ne sont pas unanimes sur l'estimation des réserves encore disponibles, l'équation est assez discernable à partir du moment où la demande croit sans cesse (de par les pays émergents où l'utilisation de la voiture est plein essor notamment).

Hors, depuis pas loin d'une centaine d'années, les produits issus du pétrole ont énormément influé sur le développement de nos sociétés modernes. Avoir une telle source d'énergie si bon marché, qui permet par exemple d'effectuer un travail mécaniquement pour une infime fraction de ce que cela coûterait en "équivalent-humain" (des travailleurs percevant un salaire), nous a rendu sans qu'on s'en aperçoive, dépendants au pétrole.

Paru en 2006 et réédité cette année, le livre Le plein s'il vous plait ! de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean se lit avec plaisir et facilité, quelles que soient vos idées ou aprioris sur le sujet qu'il traite.

Dans cet ouvrage les auteurs passent en revue, souvent de façon ludique mais néanmoins étayée, les solutions réputées pouvoir prendre le relai des énergies fossiles après leur épuisement, et ils plaident finalement - horreur ! diront beaucoup - pour une augmentation régulière et maintenue du prix du carburant à la pompe.

"Pourquoi une telle hérésie ?" s'écriront les petro-addicts que nous sommes, en pensant à ce que représente déjà le budget carburant pour nos déplacements quotidiens.

Les arguments développés dans ce livre ne manquent pourtant pas, que ce soit pour limiter les méfaits de la mondialisation (marchandises de consommation courante traversant les continents à moindre coût et tuant les productions locales), pour créer une pression face au réchauffement planétaire (en brulant moins d'énergies fossiles), pour utiliser cette ressource à de meilleurs fins (car le pétrole est un élément de base d'énormément d'autres produits de notre quotidien que les carburants), et surtout pour financer les recherches et développements de ce qui seront les énergies de demain.

D'autre part, l'augmentation progressive et planifiée du prix de vente de cette ressource sera toujours une meilleure option que l'attentisme puis l'inflation subie lors de sa raréfaction, avec toutes les crises que cela peut engendrer (jusqu'aux menaces pour les démocraties et la paix entre les nations).

Le site de Jean-Marc Jancovici :
www.manicore.com

Et celui d'Alain Grandjean :
www.alaingrandjean.fr

lundi 3 mai 2010

Deux péchus Brooklynois

Même si leur actualité se calme un peu avec l'arrivée de l'été, je ne peux m'empêcher de présenter ici ce duo rock New-yorkais (et même de Brooklyn pour être un peu plus précis), ne serait-ce que parce qu'ils m'ont bien aidés à me réveiller et à me donner un peu d'énergie lors de certains matins difficiles cet hiver ;)

Pas encore bien reconnus en France pour le moment, c'est au hasard des enchainements de navigation sur internet que je dois leur découverte, via un clip qui avait fait un peu de buzz (Lessons Learned). Au-delà de la vidéo elle-même j'avais eu la curiosité d'aller écouter leurs autres titres et je bloquais rapidement sur Yea yeah et surtout Daylight.

A voir leurs prestations sur scène (ou même en studio) ce duo semble vraiment assurer le spectacle et je regrette de les avoir découvert juste un peu trop tard pour avoir l'opportunité d'aller les voir sur Paris lors de leur unique passage en France de l'année 2009 (en mai, au Baron, avec bien peu de public malheureusement mais cela ne semble pas les avoir démontés).

Depuis ils ont continué leurs tournées un peu partout dans le monde mais jamais aussi près de chez nous pour faire le déplacement (ah si, deux dates en Suisse mais pour des premières parties, ce qui limitait fortement leur temps de scène potentiel :/ )

Mais qu'importe, ils sont jeunes, ils n'en sont qu'à deux albums (que je suis bien content d'avoir pu dégoter en France - cher - ou pu faire rapatrier des States via internet - moins cher Oo ) et je ne doute pas qu'on pourra les croiser très bientôt de par ici, lors de festivals ou pour une prochaine tournée (et je m'en vais de ce pas leur faire, sur leur site, la promotion éhontée pour notre sud "so charming" où ils ne sont point encore venus ;p ).

Leur site ici :
www.mattandkimmusic.com

Et leur myspace :
www.myspace.com/mattandkim