vendredi 16 juillet 2010

Cris de femmes en Avignon

Première claque reçue parmi les spectacles vus au festival off d'avignon cet été, Femmes passées sous silence est une œuvre qui m'aura touché au plus profond de mon être.

S'appuyant sur des textes de divers auteurs, de toutes époques et origines, les 3 actrices incarnent des femmes confrontées à toutes les situations où l'homme (la plupart du temps) - directement ou par le biais de la société ou des religions qu'il maitrise également - fait de la femme son inférieure.

Qu'il soit question d'éducation, de viol, de violences, de contraintes, d'inégalités dans le monde du travail, ou plus généralement dans les sociétés de l'homme, les situations s'enchainent les unes après les autres, parfois sur le ton de l'humour (lorsqu'elles nous relisent le manuel de la parfaite épouse publié par une organisation catholique au début des années 60), plus souvent avec tension ou émotion dans des situations où la violence se fait jour, toujours au détriment des femmes qu'elles mettent en scène.

Un spectacle grave donc, réservé à un public mature, et qui selon le vécu de chacun peut être plus ou moins perturbant ou émouvant, et qui a l'immense qualité de remettre dans la lumière tant de vérités que certains hommes (et femmes) préfèrent garder dans l'ombre du déni ou du silence.

En scène tous les soirs à Avignon jusqu'au 30 juillet 2010, puis un peu partout en fonction des programmation des théâtres du pays.

Sur le site du Théâtre du Chêne noir :
www.chenenoir.fr

jeudi 3 juin 2010

Mon tout est une Chaleureuse Chanteuse


Ma première s'est faite connaitre par des chansons parfois espiègles, souvent sensibles, toujours féminines.

Ma seconde a beaucoup collaboré avec ses confrères et consœurs pour de multiples œuvres et/ou reprises.

Ma troisième a sorti son nouvel album en mars, se dévoilant comme elle ne l'avait jamais fait jusque là.

Mon tout est une Chaleureuse Chanteuse Nantaise d'origine : Jeanne Cherhal.

C'est donc au Bataclan vendredi dernier (29 mai) que je découvrais enfin la belle Jeanne sur scène. Depuis que j'avais (tardivement) découvert ses premiers albums je m'étais promis d'aller la voir en concert à la première occasion. Avec la sortie de son 4e Album Charade elle se lançait enfin pour une nouvelle tournée sous son nom (après quelques apparitions en invitée ou en collaboration, sans compter ses incursions dans le théâtre ou le court-métrage).

J'avais retenu cette date, sur Paris, pour aller la voir car aucun autre concert plus proche que Montpellier n'était prévu alors (depuis de nouvelles dates ont été ajoutées, jusqu'à la fin de l'année et même au-delà).

C'est avec ses quatre compères musiciens (dénommés La Secte Humaine - lorsqu'ils ne tournent pas avec leur groupe French Cowboy) qu'elle prenait possession de la scène du Bataclan, dans une configuration bien plus rock pour le coup que ne pouvait le laisser entendre Charade dans sa version Studio.

Pour l'avoir vue en vidéo sur quelques unes de ses précédentes tournées c'était là une bonne surprise la voir ainsi habiter son corps comme elle n'avait jamais su le faire jusque là. Cela lui permettra probablement de sortir de cette image de "gentille-chanteuse-écrivant-de-beaux-textes-et-les-interprétant-avec-délicatesse-mais-un-peu-réservée-quand-même" qu'elle avait pu renvoyer auparavant.

Une autre bonne surprise pour cette représentation Parisienne fut d'avoir sur scène en invité, lors du rappel, son comparse Benjamin Biolay pour interpréter l'excellent Brandt Rhapsodie qu'ils ont co-écrit ensemble (et qui figure sur l'album La Superbe de ce dernier).

Un très bon moment donc, qui est parti pour se renouveler maintes fois un peu partout en France, et même au-delà, au moins jusqu'en février 2011.

Le site officiel de Jeanne Cherhal :
www.jeannecherhal.net

et encore ici :
www.myspace.com/jeannecherhal
www.facebook.com/jeannecherhal

Photo gracieusement fournie par Remy Grandroques,
son site (avec d'autres superbes clichés du concert) :
remygrandroques.free.fr
ou sur le site d'infos musicales Soul Kitchen :
www.soul-kitchen.fr

samedi 15 mai 2010

CybeRepublique


Ce film sorti cette semaine vient donner un écho presque salvateur à l'actualité des faits divers franco-français que les journaux télé et la presse nous rabâchent ces derniers jours. Internet, et plus précisément Facebook pour cet exemple, n'auraient pour utilité communautaire que de créer des rassemblements improvisés, à but festifs - voir éthyliques ?

8th Wonderland (littéralement "La 8e Merveille du Monde") tout au contraire met en scène une communauté internet internationale qui prends des décisions par vote démocratique pour entreprendre des actions qui peuvent réellement changer le monde (en mieux, théoriquement), par des démarches parfois symboliques et d'autre fois plus radicales.

La forme du film elle même est déjà trompeuse (le côté un peu "bricolé" ou mal monté de l'image, les changements continuels de langue - du moins en VO - et donc les sous-titres, l'absence de personnages clé et au contraire la multitude de personnages à peine ébauchés) mais même sa structure ne corresponds à rien de ce que l'on est habitué à voir au cinéma.

8th Wonderland a fait le tour de festivals de films à diverses thématiques (fiction, fantastique, politique, ...) et en a retiré plusieurs prix. Je ne le vois pourtant pas tant comme une œuvre de fiction que de réflexion.

Si on a le droit d'être déboussolé par son montage non-conformiste et le fait qu'il ne prenne pas le schéma classique d'un thriller (sauce-Hollywood), le film amène le concept de communauté virtuelle (habituellement évoquée pour les sites communautaires, certains jeux en ligne et i-Life par exemple) jusqu'à un domaine qui ne peut que nous faire réfléchir.

Sa diffusion cinéma risque malheureusement d'être limitée à la France plus quelques pays européens, mais je ne serais pas étonné que 8th Wonderland devienne à terme un film culte, sauf si la réalité venait trop rapidement à dépasser la fiction.

Le site du film :
www.8thwonderland.com

lundi 10 mai 2010

(Pas assez) Cher pétrole ...

Triste histoire encore que le sinistre de cette plateforme pétrolière au large des côtes de la Louisiane. A voir ainsi les milliers de tonnes de brut recouvrir l'océan on en viendrait presque à douter de la rareté de cette matière qui nous est parvenue d'autres ères géologiques de la terre.

Et pourtant cette ressource viendra à manquer un jour. Même si les experts ne sont pas unanimes sur l'estimation des réserves encore disponibles, l'équation est assez discernable à partir du moment où la demande croit sans cesse (de par les pays émergents où l'utilisation de la voiture est plein essor notamment).

Hors, depuis pas loin d'une centaine d'années, les produits issus du pétrole ont énormément influé sur le développement de nos sociétés modernes. Avoir une telle source d'énergie si bon marché, qui permet par exemple d'effectuer un travail mécaniquement pour une infime fraction de ce que cela coûterait en "équivalent-humain" (des travailleurs percevant un salaire), nous a rendu sans qu'on s'en aperçoive, dépendants au pétrole.

Paru en 2006 et réédité cette année, le livre Le plein s'il vous plait ! de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean se lit avec plaisir et facilité, quelles que soient vos idées ou aprioris sur le sujet qu'il traite.

Dans cet ouvrage les auteurs passent en revue, souvent de façon ludique mais néanmoins étayée, les solutions réputées pouvoir prendre le relai des énergies fossiles après leur épuisement, et ils plaident finalement - horreur ! diront beaucoup - pour une augmentation régulière et maintenue du prix du carburant à la pompe.

"Pourquoi une telle hérésie ?" s'écriront les petro-addicts que nous sommes, en pensant à ce que représente déjà le budget carburant pour nos déplacements quotidiens.

Les arguments développés dans ce livre ne manquent pourtant pas, que ce soit pour limiter les méfaits de la mondialisation (marchandises de consommation courante traversant les continents à moindre coût et tuant les productions locales), pour créer une pression face au réchauffement planétaire (en brulant moins d'énergies fossiles), pour utiliser cette ressource à de meilleurs fins (car le pétrole est un élément de base d'énormément d'autres produits de notre quotidien que les carburants), et surtout pour financer les recherches et développements de ce qui seront les énergies de demain.

D'autre part, l'augmentation progressive et planifiée du prix de vente de cette ressource sera toujours une meilleure option que l'attentisme puis l'inflation subie lors de sa raréfaction, avec toutes les crises que cela peut engendrer (jusqu'aux menaces pour les démocraties et la paix entre les nations).

Le site de Jean-Marc Jancovici :
www.manicore.com

Et celui d'Alain Grandjean :
www.alaingrandjean.fr

lundi 3 mai 2010

Deux péchus Brooklynois

Même si leur actualité se calme un peu avec l'arrivée de l'été, je ne peux m'empêcher de présenter ici ce duo rock New-yorkais (et même de Brooklyn pour être un peu plus précis), ne serait-ce que parce qu'ils m'ont bien aidés à me réveiller et à me donner un peu d'énergie lors de certains matins difficiles cet hiver ;)

Pas encore bien reconnus en France pour le moment, c'est au hasard des enchainements de navigation sur internet que je dois leur découverte, via un clip qui avait fait un peu de buzz (Lessons Learned). Au-delà de la vidéo elle-même j'avais eu la curiosité d'aller écouter leurs autres titres et je bloquais rapidement sur Yea yeah et surtout Daylight.

A voir leurs prestations sur scène (ou même en studio) ce duo semble vraiment assurer le spectacle et je regrette de les avoir découvert juste un peu trop tard pour avoir l'opportunité d'aller les voir sur Paris lors de leur unique passage en France de l'année 2009 (en mai, au Baron, avec bien peu de public malheureusement mais cela ne semble pas les avoir démontés).

Depuis ils ont continué leurs tournées un peu partout dans le monde mais jamais aussi près de chez nous pour faire le déplacement (ah si, deux dates en Suisse mais pour des premières parties, ce qui limitait fortement leur temps de scène potentiel :/ )

Mais qu'importe, ils sont jeunes, ils n'en sont qu'à deux albums (que je suis bien content d'avoir pu dégoter en France - cher - ou pu faire rapatrier des States via internet - moins cher Oo ) et je ne doute pas qu'on pourra les croiser très bientôt de par ici, lors de festivals ou pour une prochaine tournée (et je m'en vais de ce pas leur faire, sur leur site, la promotion éhontée pour notre sud "so charming" où ils ne sont point encore venus ;p ).

Leur site ici :
www.mattandkimmusic.com

Et leur myspace :
www.myspace.com/mattandkim

dimanche 25 avril 2010

De la place de l'homme dans l'exploration spatiale

A l'heure où l'on entends à nouveau parler du retour de l'homme sur la lune, et de son futur embarquement pour Mars, un ouvrage tel que celui de Serge Brunier, Impasse de l'Espace, propose une réflexion rarement évoquée dans les médias.

Depuis la glorieuse "course à la lune" à laquelle s'étaient livrés les deux blocs politiques dominant dans les années 60, l'homme semblait avoir gagné sa place dans les véhicules intersidéraux destinés à explorer les objets stellaires de notre système solaire - du moins dans l'esprit de la plupart d'entre nous.

Depuis des dizaines d'années, l'essentiel du travail d'exploration et d'expériences dans l'espace est effectué par des automates, en liaison avec les hommes restés sur terre. Ce sont ces programmes qui nous ont rapporté les plus belles images et importantes données des autres planètes du système solaire et de leurs satellites.

Hors, et c'est ce à quoi s'attache à montrer cet ouvrage, l'envoi dans l'espace, son maintient en sécurité une fois qu'il y est et le retour de l'homme sur terre ont un coût disproportionné comparé à ce qu'il en retire.
Le problème étant que les budgets nécessaires pour ces programmes "humains" grèvent largement les fonds mondiaux destinés à l'exploration spatiale.

Et pour quelles raisons - sinon aujourd'hui politiques - resterait-on attaché à cette vision de faire faire par l'homme ce que des robots seraient tout aussi capables de faire, et à bien moindre investissement (et sans les risques dramatiques de perte humaine) ?
L'auteur en développe longuement et clairement ses thèses dans cet essai qui, bien que sorti en 2006, semble malheureusement encore très en avance sur les mentalités des décideurs dans ce domaine.

ISBN 2.02.060175.3

Site de l'auteur :
www.sergebrunier.com

Et sa Biographie sur Wikipédia

mercredi 21 avril 2010

"J'invoque un poisson encore plus gros"


Cette réplique ne vous évoque probablement rien mais elle est déjà devenue culte (en anglais dans sa Version Originale) sur Darths & Droids.

Pour apprécier totalement ce site parodique il faut à la fois connaitre les films Star Wars (facile !) et avoir participé à quelques parties du plus classique des jeux de rôle : Donjons & Dragons - ah oui, et il vaut mieux également savoir lire l'anglais, même si des traductions en d'autres langues sont disponibles sur le site.

Darths & Droids vous explique (à sa façon) d'où viennent certaines incohérences dans le scénario de la célèbre série de Georges Lucas : il s'agit en fait de la retranscription de sessions de D&D dont les joueurs représentent les stéréotypes et caricatures de joueurs de jeu de rôle.

On retrouve donc autour de la table de jeu, entre autres, celui incapable d'un chouilla de role-play mais maitrisant sur le bout des doigts la moindre table de combat, celui qui ne croit qu'au "pouvoir" des dés, celle qui est inscrite à un cours de théâtre et utilise la partie pour roder son jeu dramatique, la petite sœur d'un des joueurs qui joue les "bouche-trous" en fonction des personnages disponibles mais qui chamboule les plans du MJ (Maitre de Jeu) par son imagination débordante ...

C'est l'exemple même de délire qui va très loin dans les références qui ne seront compréhensibles - et hilarantes - que pour la communauté des rôlistes, si vous n'en avez pas les clés je vous déconseillerais presque d'aller vous y plonger, ou alors avec un(e) interprète "Jeu de rôle - langage commun" ;)

L'histoire (re-)commence ici :
www.darthsanddroids.net

dimanche 18 avril 2010

Oh que j'aurais aimé y être ...


C'était ce vendredi 16 avril, au Printemps de Bourges, c'était pour une fois, une seule, six chanteuses de la "jeune scène française" étaient sur scène sous le nom de groupe : Les Françoises.
Si cela avait été matériellement possible j'aurais pris mon vendredi, sauté dans un tgv, et foncé avidement pour voir cette formation exceptionnelle, mais bon ... les grèves ... même pas possible en avion à cause des nuages de cendres ... et puis de toute façons c'était déjà complet (tu m'étonnes !) le jour où j'ai pris connaissance de ce projet.
Dernière déception : pas une retransmission radio, et encore moins télévisée du concert !

Mais de quoi s'agissait-il exactement ?

Des chanteuses ayant déjà fait leur preuves en solo ou avec leur propres groupes, ayant plusieurs albums à leur actif, totalisant probablement à elles six plusieurs centaines de concerts, allaient faire alliance pour une représentation unique, revisitant les chansons les unes des autres, passant en fonction des chansons au chant, aux chœurs ou aux instruments.

On trouvait donc sur scène les 6 Françoises suivantes :
- Camille
- Jeanne Cherhal
- Olivia Ruiz
- La Grande Sophie
- Emily Loizeau
- Rosemary Standley (du groupe Moriarty)

Les articles élogieux ont fleuris dès le lendemain du concert, j'espère donc à présent que l'hypothèse de la réalisation d'un dvd du concert unique se vérifiera (voir ici).

> Pour quelques jours seulement, un reportage et un aperçu du concert sur M6replay (il faut aller à la 14e minute du journal de 19h45 du 17 Avril).

Un reportage sur France 3

En liens également, la page officielle sur le site du Printemps de Bourges ...

... et quelques articles post-évènement :
- Télérama
- TV5 Monde
- France 24
- Le Berry

vendredi 16 avril 2010

Un documentaire vert qui fait du bien

Depuis le 7 avril 2010 sur nos écrans, le film-documentaire de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global" passe en revue les actions menées en divers lieux de la planète pour arriver à rendre vie aux terres des agriculteurs - et l'espoir à ces derniers dans bien des cas.

Passons les critiques que quelques cinéphiles ont pu émettre sur la forme du film, le fond, lui est captivant.

Les intervenants nous expliquent comment on a pu en moins d'un siècle laisser les industries de la chimie - issus des besoins engendrés par la première guerre mondiale - créer de toute pièce un marché (des engrais, puis des pesticides, des semences hybrides et enfin des OGM) qui a appauvri les sols, et les hommes qui les cultivaient.

Loin de nous laisser dans ce déplorable constat, la réalisatrice nous présente les solutions - locales - qui de par le monde créent la rupture avec cette addiction aux engrais (et donc à la pétrochime) et rendent vie aux sols qui nous nourrissent.

Un film qui m'a parfois énervé (devant la bêtise dont l'homme peut être capable au nom du profit) mais qui est globalement porteur d'espoir, en suivant l'action de ces hommes et femmes qui transmettent leur savoir sur les cinq continents, remettant en place des techniques autonomes d'enrichissement des sols, moins coûteuses pour les paysans, plus saines pour les consommateurs, plus bénéfiques pour tous.

Le site du film, où trouver nombre d'informations sur les intervenants :
www.solutionslocales-lefilm.com

dimanche 11 avril 2010

Un bleu au cœur


Je connaissais depuis quelques temps Julie Maroh par son précédent blog, et sous son pseudonyme Djou. Elle y avait parlé de la longue élaboration de ce qui allait devenir Le bleu est une couleur chaude, y avait affiché de temps à autre un dessin ou une planche en cours de travail. Ces ébauches laissaient déjà présager du bon ... du trés bon, et je n'ai pas hésité un dixième de seconde quand - oh surprise - j'ai croisé cette couverture au rayon BD de la fnac locale (d'ailleurs, note pour eux s'ils me lisent: pensez à ré-approvisionner ! les 5 exemplaires exposés la semaine dernière n'ont pas fait long feu).

L'histoire est avant tout celle de l'amour qui a réunit Emma, narratrice au début du récit, et Clémentine, que l'on découvre à travers les journaux intimes qu'elle écrivait depuis sont adolescence. On passe donc du présent d'Emma - représenté en couleur - au passé décrit par Clementine, qui lui est seulement teinté de gris, avec la couleur bleue comme ligne directrice - ici le bleu prends le rôle souvent attribué au rouge pour symboliser le désir.

Ce bleu a du mal à trouver sa place dans la vie troublée d'adolescente de Clémentine. Il se fixe un moment sur un garçon un peu plus agé qu'elle, mais apparait un jour, à sa grande surprise, bien plus vif et troublant dans la chevelure de cette fille croisée en ville.
C'est une période de la vie où beaucoup de questions cherchent leur réponse et Clémentine ne sais comment interpréter les émotions qui la traversent.

C'est une bande dessinée pour un public adulte et adolescent, qui aborde des thèmes qui font parti de nos vécu à tous - les premiers émois amoureux, les maladresses, les méchancetés gratuites, ... - avec en plus ici les difficultés propres à celles et ceux qui découvrent également à cette occasion qu'ils vont en plus devoir faire face à tout ce qu'implique leurs attirances non-orthodoxes pour les personnes du même sexe qu'eux.

Une œuvre belle et émouvante qui laisse après sa lecture comme un bleu au cœur, et qui, je l'espère fortement, pourra aider à son niveau à ouvrir quelques esprits et quelques cœurs.

Le site de l'auteure :
www.juliemaroh.com

jeudi 18 mars 2010

Dominique A, encore une fois

Mercredi 17 à l'espace julien - Marseille

C'était la troisième fois - en quinze ans, certes - que je m'en allais constater que Dominique A était toujours un des maîtres de la scène rock française, captivant son auditoire dès les premières chansons.

Renouvelant la manière (la musique-la matière - son dernier double-album - sonnant très différemment des précédents opus), avec plus de boucles et de synthés qui vont à la fois chercher leur source jusqu'à la new wave (ou cold wave plus précisément) des années 80 mais leur forme dans un travail de recherche bien actuel (et même un peu en avance - ou en décalé probablement).

Cette formation guitares/synthés reste terriblement rock et efficace sur scène, accompagnant sans écraser les textes parfaitement audibles de Dominique A (et le contraire serait vraiment dommage pour les personnes qui le découvrent en concert - si, si, il y en a, j'en ai rencontré ;) - à ne pas comparer au concert du lendemain où les textes de Benjamin B. furent desservis par un incroyablement mauvais son (sabotage ? sinon je vois pas).

Si, à mes attentes toutes personnelles, il manquait deux ou trois chansons (Music-Hall, un jour, peut-être ... ;) l'inédite Manset compensa largement ma peine (et me resta en tête quelques jours jusqu'à ce que je trouve la débusquer).

Après ce passage au festival avec le temps marseillais, il enchainait sur une tournée en Allemagne, mais il sera de retour cet été sur certains festivals, je ne saurais que trop vous conseiller si vous le pouvez d'aller voir l'artiste sur scène.

Son site :
www.commentcertainsvivent.com