dimanche 25 avril 2010

De la place de l'homme dans l'exploration spatiale

A l'heure où l'on entends à nouveau parler du retour de l'homme sur la lune, et de son futur embarquement pour Mars, un ouvrage tel que celui de Serge Brunier, Impasse de l'Espace, propose une réflexion rarement évoquée dans les médias.

Depuis la glorieuse "course à la lune" à laquelle s'étaient livrés les deux blocs politiques dominant dans les années 60, l'homme semblait avoir gagné sa place dans les véhicules intersidéraux destinés à explorer les objets stellaires de notre système solaire - du moins dans l'esprit de la plupart d'entre nous.

Depuis des dizaines d'années, l'essentiel du travail d'exploration et d'expériences dans l'espace est effectué par des automates, en liaison avec les hommes restés sur terre. Ce sont ces programmes qui nous ont rapporté les plus belles images et importantes données des autres planètes du système solaire et de leurs satellites.

Hors, et c'est ce à quoi s'attache à montrer cet ouvrage, l'envoi dans l'espace, son maintient en sécurité une fois qu'il y est et le retour de l'homme sur terre ont un coût disproportionné comparé à ce qu'il en retire.
Le problème étant que les budgets nécessaires pour ces programmes "humains" grèvent largement les fonds mondiaux destinés à l'exploration spatiale.

Et pour quelles raisons - sinon aujourd'hui politiques - resterait-on attaché à cette vision de faire faire par l'homme ce que des robots seraient tout aussi capables de faire, et à bien moindre investissement (et sans les risques dramatiques de perte humaine) ?
L'auteur en développe longuement et clairement ses thèses dans cet essai qui, bien que sorti en 2006, semble malheureusement encore très en avance sur les mentalités des décideurs dans ce domaine.

ISBN 2.02.060175.3

Site de l'auteur :
www.sergebrunier.com

Et sa Biographie sur Wikipédia

mercredi 21 avril 2010

"J'invoque un poisson encore plus gros"


Cette réplique ne vous évoque probablement rien mais elle est déjà devenue culte (en anglais dans sa Version Originale) sur Darths & Droids.

Pour apprécier totalement ce site parodique il faut à la fois connaitre les films Star Wars (facile !) et avoir participé à quelques parties du plus classique des jeux de rôle : Donjons & Dragons - ah oui, et il vaut mieux également savoir lire l'anglais, même si des traductions en d'autres langues sont disponibles sur le site.

Darths & Droids vous explique (à sa façon) d'où viennent certaines incohérences dans le scénario de la célèbre série de Georges Lucas : il s'agit en fait de la retranscription de sessions de D&D dont les joueurs représentent les stéréotypes et caricatures de joueurs de jeu de rôle.

On retrouve donc autour de la table de jeu, entre autres, celui incapable d'un chouilla de role-play mais maitrisant sur le bout des doigts la moindre table de combat, celui qui ne croit qu'au "pouvoir" des dés, celle qui est inscrite à un cours de théâtre et utilise la partie pour roder son jeu dramatique, la petite sœur d'un des joueurs qui joue les "bouche-trous" en fonction des personnages disponibles mais qui chamboule les plans du MJ (Maitre de Jeu) par son imagination débordante ...

C'est l'exemple même de délire qui va très loin dans les références qui ne seront compréhensibles - et hilarantes - que pour la communauté des rôlistes, si vous n'en avez pas les clés je vous déconseillerais presque d'aller vous y plonger, ou alors avec un(e) interprète "Jeu de rôle - langage commun" ;)

L'histoire (re-)commence ici :
www.darthsanddroids.net

dimanche 18 avril 2010

Oh que j'aurais aimé y être ...


C'était ce vendredi 16 avril, au Printemps de Bourges, c'était pour une fois, une seule, six chanteuses de la "jeune scène française" étaient sur scène sous le nom de groupe : Les Françoises.
Si cela avait été matériellement possible j'aurais pris mon vendredi, sauté dans un tgv, et foncé avidement pour voir cette formation exceptionnelle, mais bon ... les grèves ... même pas possible en avion à cause des nuages de cendres ... et puis de toute façons c'était déjà complet (tu m'étonnes !) le jour où j'ai pris connaissance de ce projet.
Dernière déception : pas une retransmission radio, et encore moins télévisée du concert !

Mais de quoi s'agissait-il exactement ?

Des chanteuses ayant déjà fait leur preuves en solo ou avec leur propres groupes, ayant plusieurs albums à leur actif, totalisant probablement à elles six plusieurs centaines de concerts, allaient faire alliance pour une représentation unique, revisitant les chansons les unes des autres, passant en fonction des chansons au chant, aux chœurs ou aux instruments.

On trouvait donc sur scène les 6 Françoises suivantes :
- Camille
- Jeanne Cherhal
- Olivia Ruiz
- La Grande Sophie
- Emily Loizeau
- Rosemary Standley (du groupe Moriarty)

Les articles élogieux ont fleuris dès le lendemain du concert, j'espère donc à présent que l'hypothèse de la réalisation d'un dvd du concert unique se vérifiera (voir ici).

> Pour quelques jours seulement, un reportage et un aperçu du concert sur M6replay (il faut aller à la 14e minute du journal de 19h45 du 17 Avril).

Un reportage sur France 3

En liens également, la page officielle sur le site du Printemps de Bourges ...

... et quelques articles post-évènement :
- Télérama
- TV5 Monde
- France 24
- Le Berry

vendredi 16 avril 2010

Un documentaire vert qui fait du bien

Depuis le 7 avril 2010 sur nos écrans, le film-documentaire de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global" passe en revue les actions menées en divers lieux de la planète pour arriver à rendre vie aux terres des agriculteurs - et l'espoir à ces derniers dans bien des cas.

Passons les critiques que quelques cinéphiles ont pu émettre sur la forme du film, le fond, lui est captivant.

Les intervenants nous expliquent comment on a pu en moins d'un siècle laisser les industries de la chimie - issus des besoins engendrés par la première guerre mondiale - créer de toute pièce un marché (des engrais, puis des pesticides, des semences hybrides et enfin des OGM) qui a appauvri les sols, et les hommes qui les cultivaient.

Loin de nous laisser dans ce déplorable constat, la réalisatrice nous présente les solutions - locales - qui de par le monde créent la rupture avec cette addiction aux engrais (et donc à la pétrochime) et rendent vie aux sols qui nous nourrissent.

Un film qui m'a parfois énervé (devant la bêtise dont l'homme peut être capable au nom du profit) mais qui est globalement porteur d'espoir, en suivant l'action de ces hommes et femmes qui transmettent leur savoir sur les cinq continents, remettant en place des techniques autonomes d'enrichissement des sols, moins coûteuses pour les paysans, plus saines pour les consommateurs, plus bénéfiques pour tous.

Le site du film, où trouver nombre d'informations sur les intervenants :
www.solutionslocales-lefilm.com

dimanche 11 avril 2010

Un bleu au cœur


Je connaissais depuis quelques temps Julie Maroh par son précédent blog, et sous son pseudonyme Djou. Elle y avait parlé de la longue élaboration de ce qui allait devenir Le bleu est une couleur chaude, y avait affiché de temps à autre un dessin ou une planche en cours de travail. Ces ébauches laissaient déjà présager du bon ... du trés bon, et je n'ai pas hésité un dixième de seconde quand - oh surprise - j'ai croisé cette couverture au rayon BD de la fnac locale (d'ailleurs, note pour eux s'ils me lisent: pensez à ré-approvisionner ! les 5 exemplaires exposés la semaine dernière n'ont pas fait long feu).

L'histoire est avant tout celle de l'amour qui a réunit Emma, narratrice au début du récit, et Clémentine, que l'on découvre à travers les journaux intimes qu'elle écrivait depuis sont adolescence. On passe donc du présent d'Emma - représenté en couleur - au passé décrit par Clementine, qui lui est seulement teinté de gris, avec la couleur bleue comme ligne directrice - ici le bleu prends le rôle souvent attribué au rouge pour symboliser le désir.

Ce bleu a du mal à trouver sa place dans la vie troublée d'adolescente de Clémentine. Il se fixe un moment sur un garçon un peu plus agé qu'elle, mais apparait un jour, à sa grande surprise, bien plus vif et troublant dans la chevelure de cette fille croisée en ville.
C'est une période de la vie où beaucoup de questions cherchent leur réponse et Clémentine ne sais comment interpréter les émotions qui la traversent.

C'est une bande dessinée pour un public adulte et adolescent, qui aborde des thèmes qui font parti de nos vécu à tous - les premiers émois amoureux, les maladresses, les méchancetés gratuites, ... - avec en plus ici les difficultés propres à celles et ceux qui découvrent également à cette occasion qu'ils vont en plus devoir faire face à tout ce qu'implique leurs attirances non-orthodoxes pour les personnes du même sexe qu'eux.

Une œuvre belle et émouvante qui laisse après sa lecture comme un bleu au cœur, et qui, je l'espère fortement, pourra aider à son niveau à ouvrir quelques esprits et quelques cœurs.

Le site de l'auteure :
www.juliemaroh.com